Carré Laval — Action Laval et Parti Laval dénoncent un manque de transparence


YALLA magazine
Action Laval et Parti Laval contestent la façon dont la création d’une fiducie d’utilité sociale pour le Carré Laval a été présentée au conseil municipal. Dans une déclaration commune datée du 8 octobre, les deux formations indiquent que leurs élus Isabelle Piché, David De Cotis, Louise Lortie et Martin Vaillancourt ont voté contre la recommandation de l’administration Boyer, estimant avoir disposé de trop peu de temps pour examiner un montage juridique et financier engageant l’avenir du secteur.

Action Laval affirme avoir reçu la présentation de base le jour même du vote. Parti Laval soutient que l’essentiel de l’information et des explications n’a été accessible qu’à la veille de la séance, alors que les démarches préparatoires avaient été autorisées dès juillet 2025.
Le sommaire décisionnel municipal confirme la portée du changement proposé. La fiducie deviendrait une entité indépendante de la Ville et prendrait en charge le développement du Carré Laval. Les terrains qu’elle acquerrait quitteraient le patrimoine municipal et seraient durablement soustraits au marché spéculatif. La Ville conserverait toutefois un pouvoir de surveillance à titre de constituante.
Le document précise également que les dispositions de l’acte de fiducie ne pourraient être modifiées après sa signature sans l’approbation d’un tribunal. Le conseil des fiduciaires ne pourrait mettre fin à la structure avant son 50e anniversaire, puis seulement à des intervalles de 25 ans. Une intervention judiciaire demeurerait possible dans certaines circonstances.
Une enveloppe de démarrage de 910 000 $ est prévue pour 2026, financée par une subvention du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Le calendrier municipal prévoit un premier projet immobilier en 2027.

Les deux formations réclament davantage de temps, d’information et de transparence. Action Laval, qui affirme soutenir le développement du Carré Laval, s’inquiète notamment de la marge de manœuvre des futurs conseils municipaux. Son chef, Achille Cifelli, souligne également que le coût total des infrastructures à assumer par les contribuables demeure, selon lui, inconnu.








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