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Une enquête qui soulève des questions chez Air Canada

  • Photo du rédacteur: غريتا.ص
    غريتا.ص
  • 9 juin
  • 2 min de lecture

YALLA magazine

Une enquête visant un ancien pilote d’Air Canada attire l’attention sur les mécanismes de vérification des licences dans l’aviation commerciale canadienne, après des allégations selon lesquelles il aurait exercé des fonctions de commandant de bord sans détenir la licence appropriée pour ce poste.

Le dossier ne porte pas sur la capacité générale de piloter, mais sur une certification précise. Air Canada affirme que l’ancien pilote détenait une licence commerciale valide et qu’il avait réussi les formations récurrentes exigées, mais que les règlements canadiens exigent une licence de pilote de ligne, appelée ATPL, pour occuper le poste de commandant de bord sur de gros avions exploités par une compagnie aérienne.

Selon Air Canada, la sécurité n’aurait pas été compromise, puisque les pilotes doivent suivre une formation obligatoire tous les six mois et réussir des vérifications régulières de compétence. La compagnie reconnaît toutefois que la licence appropriée demeure une couche essentielle du système de sécurité aérienne, et dit avoir pris le dossier très au sérieux.

L’entreprise indique avoir retiré l’individu du service actif dès la découverte du problème et avoir signalé volontairement la situation à Transports Canada. Elle affirme aussi avoir mené une vérification de son groupe de pilotes, sans trouver d’autre cas de non-conformité.

Le dossier pose néanmoins une question importante pour le public: comment un pilote peut-il être promu ou maintenir certaines fonctions si un document obligatoire n’est pas conforme au poste occupé? Même si la compétence opérationnelle est une chose, la conformité administrative et réglementaire en est une autre, surtout dans un secteur où la confiance du public repose sur plusieurs niveaux de contrôle.

Transports Canada a imposé une pénalité administrative liée à l’exercice de privilèges de vol sans le permis, la licence ou la qualification appropriée. Une enquête criminelle serait également en cours, ce qui impose la prudence dans la formulation des faits.

Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière la différence entre “savoir piloter” et “être légalement autorisé à occuper une fonction précise”. Dans l’aviation commerciale, cette distinction n’est pas secondaire: elle fait partie de l’architecture de sécurité qui encadre chaque vol.


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